DPE du quartier Nord-Est à Thann : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers
Dans le quartier Nord-Est à Thann, les 432 DPE analysés décrivent un bâti majoritairement ancien et composé surtout d’appartements. La part de logements classés F ou G atteint 12,0 %, contre 7,2 % pour la ville, un écart à considérer dans un projet de vente ou de location.

Le dossier énergétique du quartier Nord-Est repose sur 432 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 2 079 DPE à Thann. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, de repérer les étiquettes les plus présentes et de comparer plusieurs indicateurs avec ceux de la commune. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements du quartier. Les proportions présentées doivent donc être lues comme celles du corpus disponible, et non comme une description exhaustive de chaque immeuble ou de chaque rue. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, cette lecture apporte un contexte local utile. Elle ne remplace pas l’examen du diagnostic du logement concerné, dont les caractéristiques peuvent s’écarter des médianes et de la répartition observées.
Un bâti surtout antérieur à 1975 et dominé par les appartements
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Nord-Est) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 1 | 0,2 % |
| B | 9 | 2,1 % |
| C | 120 | 27,8 % |
| D | 118 | 27,3 % |
| E | 132 | 30,6 % |
| F | 39 | 9,0 % |
| G | 13 | 3,0 % |
La période de construction dominante du Nord-Est est celle de 1948 à 1974 : elle représente 40,7 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 occupent également une place importante, avec 37,3 % du corpus. Au total, 78,0 % des logements diagnostiqués sont antérieurs à 1975. Ce profil donne donc un poids central au bâti ancien et à celui de la période 1948-1974 dans la lecture des résultats énergétiques. Les maisons individuelles ne représentent que 14,6 % des diagnostics, le reste concernant des appartements. Le portrait du quartier est ainsi principalement celui d’un parc collectif. Ces informations ne précisent cependant ni les matériaux employés, ni les équipements, ni les travaux déjà réalisés. L’âge d’un logement ne suffit donc pas, à lui seul, à déterminer son étiquette DPE.
- 1948-1974 : avec 40,7 % des diagnostics, cette période constitue le premier ensemble de construction du quartier. Elle est dominante sans représenter, à elle seule, la majorité du corpus.
- Avant 1948 : la part atteint 37,3 %, contre 34,0 % à Thann. Le bâti le plus ancien est donc davantage présent dans les diagnostics du Nord-Est qu’à l’échelle communale.
- Maisons individuelles : leur part de 14,6 % laisse une place largement majoritaire aux appartements. Les données ne détaillent pas la répartition des étiquettes selon ces deux types de logements.
Les étiquettes E, C et D structurent le profil énergétique
La répartition des 432 diagnostics fait apparaître trois groupes particulièrement présents : 132 logements classés E, 120 classés C et 118 classés D. L’étiquette E est donc la plus fréquente, mais elle ne résume pas à elle seule la situation du Nord-Est. Les classes C et D occupent elles aussi une place importante, ce qui montre la diversité des résultats au sein du corpus. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B comptent respectivement 1 et 9 diagnostics. Les classes F et G regroupent, quant à elles, 39 et 13 logements. Cette coexistence de plusieurs niveaux de performance invite à éviter les généralisations : un logement situé dans le quartier ne peut pas être présumé peu performant sur la seule base de son adresse.
Des indicateurs énergétiques plus élevés que ceux de Thann
Le Nord-Est compte 52 logements classés F ou G, soit 12,0 % des diagnostics, alors que la proportion atteint 7,2 % à l’échelle de Thann. Les passoires énergétiques sont donc plus présentes dans le corpus du quartier. La consommation médiane y est également plus élevée : 223 kWh/m²/an, contre 178 kWh/m²/an pour la commune. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation, avec 1 249 € dans le Nord-Est contre 1 151 € dans la ville. Ces comparaisons décrivent une situation énergétique moins favorable sur les indicateurs disponibles. Elles n’en établissent pas les causes : les données fournies ne permettent pas d’isoler les effets respectifs de l’ancienneté, des équipements ou de l’état des logements, ni de comparer des biens strictement équivalents.
- Passoires F et G : 12,0 % dans le Nord-Est, contre 7,2 % à Thann. Cet indicateur mesure la présence des étiquettes les moins favorables, sans décrire toute la distribution communale.
- Consommation médiane : 223 kWh/m²/an dans le quartier, contre 178 kWh/m²/an pour la ville. Il s’agit d’une comparaison entre deux médianes, pas d’une consommation applicable à chaque logement.
- Coût énergétique annuel médian estimé : 1 249 € dans le Nord-Est et 1 151 € à Thann. Ces montants restent des estimations et ne constituent pas des factures individuelles constatées.
- Surface médiane : 70 m² dans le quartier, contre 68 m² dans la commune. Cette différence de surface doit rester distincte de la comparaison des consommations exprimées par mètre carré.
Vendre dans le Nord-Est : situer le bien sans le réduire au quartier
Pour préparer une vente, les données du Nord-Est servent d’abord à replacer le logement dans son environnement énergétique. Un bien classé C appartient à une catégorie représentée par 120 diagnostics, tandis qu’un logement classé E rejoint la catégorie la plus fréquente, avec 132 diagnostics. Cette mise en perspective permet de présenter les caractéristiques du bien sans assimiler tout le quartier à ses 52 logements classés F ou G. Le diagnostic propre au logement reste le point de départ pour discuter de sa consommation estimée et de sa situation énergétique. Les statistiques disponibles ne renseignent ni les prix de vente, ni les négociations, ni le comportement des acquéreurs. Elles ne permettent donc pas de chiffrer une décote, de prévoir une valorisation ou d’attribuer un effet commercial précis à une étiquette.
Louer : examiner le diagnostic individuel et les dépenses estimées
Dans un projet de location, la présence de 12,0 % de logements classés F ou G justifie une attention particulière à l’étiquette du bien envisagé, sans préjuger de celle d’un appartement donné. Le coût annuel médian estimé de 1 249 € constitue un repère de quartier, mais ne doit pas être présenté comme le budget énergétique futur du locataire. De même, la surface médiane de 70 m² ne décrit pas nécessairement le logement proposé. Pour éclairer la discussion entre bailleur et candidat locataire, il convient de distinguer les caractéristiques individuelles du bien des statistiques locales. Les faits fournis ne comprennent pas de calendrier réglementaire ni d’informations permettant d’établir la situation juridique d’une location. Ce dossier ne permet donc pas, à lui seul, de conclure qu’un logement précis peut être loué.
Questions fréquentes
Le quartier Nord-Est est-il moins performant que l’ensemble de Thann ?
Les indicateurs disponibles vont dans ce sens : les logements F ou G représentent 12,0 % des diagnostics du quartier, contre 7,2 % dans la ville, et la consommation médiane atteint 223 kWh/m²/an contre 178 kWh/m²/an. Cette comparaison concerne les corpus analysés. Elle ne signifie pas que chaque logement du Nord-Est est moins performant qu’un logement situé ailleurs à Thann.
Quel type de bâti rencontre-t-on dans les DPE du Nord-Est ?
Les appartements sont largement majoritaires, les maisons individuelles représentant 14,6 % des diagnostics. La période dominante est 1948-1974, avec 40,7 % du corpus, et 37,3 % des logements diagnostiqués sont antérieurs à 1948. Au total, la part du bâti construit avant 1975 atteint 78,0 %. Ces chiffres ne renseignent toutefois pas sur les rénovations éventuellement réalisées.
Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un bien ?
Le montant de 1 249 € par an peut être cité comme coût énergétique médian estimé du quartier, à condition de préciser sa nature statistique. Il ne correspond pas nécessairement au logement vendu ou loué et ne garantit aucune dépense réelle. Pour présenter le bien, il faut distinguer ce repère local des estimations figurant dans son propre diagnostic.