DPE du quartier Nord-Ouest à Thann : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Le quartier Nord-Ouest à Thann présente un bâti majoritairement ancien, avec 58,0 % des diagnostics concernant des constructions antérieures à 1948. Ses 662 DPE géolocalisés révèlent une majorité d’étiquettes C et D, tandis que la proportion de logements classés F ou G reste proche de celle de la ville.

DPE du quartier Nord-Ouest à Thann : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Thann

Le dossier énergétique du quartier Nord-Ouest repose sur 662 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 2 079 DPE à Thann. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur ancienneté et leurs niveaux de performance, sans constituer un recensement exhaustif du parc immobilier du quartier. Elles dessinent un secteur largement composé d’appartements, où les constructions anciennes occupent une place importante. Les étiquettes C et D sont les plus nombreuses, malgré cette ancienneté dominante. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, cette lecture locale fournit des repères utiles. Elle doit toutefois rester distincte de l’examen du DPE du logement concerné, car une moyenne de quartier ne décrit pas chaque bien.

Un bâti dominé par les appartements et les constructions d’avant 1948

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Nord-Ouest)Part du quartier
A40,6 %
B50,8 %
C28543,1 %
D22634,1 %
E9514,4 %
F345,1 %
G132,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Nord-Ouest (Thann).

Dans le quartier Nord-Ouest, 58,0 % des diagnostics portent sur des logements construits avant 1948 et 79,9 % sur des logements antérieurs à 1975. La période d’avant 1948 constitue donc le socle dominant du bâti observé. À l’échelle de Thann, la part correspondante est de 34,0 %, ce qui souligne la présence plus marquée du bâti ancien dans ce quartier. Les maisons individuelles ne représentent que 8,0 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Ce profil invite à lire les résultats comme ceux d’un parc principalement collectif et ancien. Il ne permet pas, en revanche, de déduire l’état des façades, la qualité de l’isolation, les équipements de chauffage ou l’existence de rénovations : aucune information détaillée sur ces caractéristiques n’est fournie.

Des étiquettes C et D majoritaires parmi les 662 DPE

  • Étiquettes A et B : respectivement 4 et 5 diagnostics. Ces classes sont peu représentées dans l’échantillon du quartier.
  • Étiquette C : 285 diagnostics. Il s’agit de la classe la plus fréquente dans les données géolocalisées du Nord-Ouest.
  • Étiquette D : 226 diagnostics. Elle constitue le deuxième groupe le plus nombreux, derrière la classe C.
  • Étiquette E : 95 diagnostics. Ces logements forment un ensemble distinct qu’il ne faut pas confondre avec les passoires F et G.
  • Étiquettes F et G : respectivement 34 et 13 diagnostics, soit 47 logements classés comme passoires énergétiques dans l’échantillon.

La répartition montre que l’ancienneté du quartier ne se traduit pas automatiquement par une concentration de logements classés F ou G. Les 285 étiquettes C et les 226 étiquettes D occupent une place nettement plus importante dans l’échantillon. Ce constat décrit les performances enregistrées, mais n’en explique pas les causes : les données ne renseignent ni les travaux réalisés ni les caractéristiques techniques de chaque logement. Les 95 étiquettes E méritent également une lecture séparée, car elles ne font pas partie des 47 passoires énergétiques recensées. Pour comparer deux biens, la classe constitue ainsi un premier repère, à compléter par le contenu de leurs diagnostics respectifs. L’étiquette la plus courante du quartier ne doit jamais être attribuée par défaut à un appartement ou à une maison.

Une proportion de passoires presque identique à celle de Thann

La part des passoires énergétiques atteint 7,1 % dans le Nord-Ouest, contre 7,2 % pour l’ensemble de Thann. Sur cet indicateur, le quartier se situe donc très près du niveau communal, malgré une proportion de constructions d’avant 1948 plus élevée. La consommation médiane est de 173 kWh/m²/an dans le quartier, contre 178 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 067 €, contre 1 151 € à Thann. Ces valeurs doivent être rapprochées des surfaces médianes : 60 m² dans le quartier et 68 m² à l’échelle communale. Elles décrivent des ensembles différents et ne suffisent pas à conclure qu’un bien du Nord-Ouest sera systématiquement moins consommateur qu’un autre logement de la ville.

Vendre dans le Nord-Ouest : situer le bien sans lui attribuer une moyenne

  • Partir de l’étiquette propre au logement : les 662 diagnostics du quartier couvrent toutes les classes, de A à G. Le contexte local ne remplace donc pas les caractéristiques du bien proposé à la vente.
  • Utiliser l’ancienneté comme élément de contexte : 58,0 % des diagnostics concernent le bâti d’avant 1948. Cette présence importante ne démontre, à elle seule, ni une mauvaise performance ni une rénovation antérieure.
  • Présenter distinctement consommation, surface et coût estimé : les médianes de 173 kWh/m²/an, 60 m² et 1 067 € correspondent chacune à un indicateur, pas au portrait d’un logement type garanti.
  • Ne pas déduire une valeur immobilière de l’étiquette : les faits fournis ne contiennent aucun montant de transaction et ne permettent pas de chiffrer l’effet d’une classe énergétique sur une vente.

Pour préparer une vente, l’intérêt de ce dossier est de replacer le logement dans son environnement énergétique, sans transformer les statistiques en argument automatique. Un appartement classé C appartient à la catégorie la plus représentée, avec 285 diagnostics, mais cette fréquence ne prouve aucune équivalence avec les autres biens de même classe. À l’inverse, un logement F ou G fait partie d’un groupe minoritaire de 47 logements diagnostiqués, dont la situation mérite un examen individualisé. Le propriétaire peut s’appuyer sur le DPE du bien pour expliquer les écarts avec les repères locaux et distinguer les informations documentées des hypothèses. Les données disponibles ne permettent de prévoir ni les réactions des acquéreurs, ni les négociations, ni les travaux nécessaires à une amélioration de l’étiquette.

Louer : distinguer le coût estimé et la situation énergétique du bien

Dans une démarche de location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 067 € fournit un repère de quartier, mais ne constitue pas une facture prévisionnelle pour le logement visité. La surface médiane de 60 m² et la consommation médiane de 173 kWh/m²/an ne doivent pas non plus être appliquées directement à un bien particulier. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à examiner ensemble l’étiquette, la surface et les estimations inscrites dans le diagnostic du logement. Pour un bien classé F ou G, la situation doit être examinée individuellement avant de tirer une conclusion sur sa mise en location. Les seules statistiques fournies ne permettent pas de déterminer les conditions réglementaires applicables à un logement ni les interventions techniques à envisager.

Questions fréquentes

Le quartier Nord-Ouest est-il plus énergivore que l’ensemble de Thann ?

Les indicateurs fournis ne vont pas dans ce sens : la consommation médiane est de 173 kWh/m²/an dans le quartier, contre 178 à Thann, et la part des passoires atteint 7,1 %, contre 7,2 %. Ces écarts ne constituent toutefois pas une comparaison de logements identiques. Les surfaces médianes diffèrent également, avec 60 m² dans le quartier contre 68 m² dans la ville.

Un logement ancien du Nord-Ouest est-il nécessairement une passoire énergétique ?

Non, les données du quartier ne permettent pas cette assimilation. Alors que 58,0 % des diagnostics concernent des constructions d’avant 1948, les classes les plus nombreuses sont C, avec 285 diagnostics, et D, avec 226. Les logements F et G sont au nombre de 47. Sans croisement individuel entre période de construction et étiquette, il reste impossible d’attribuer une performance précise à un logement à partir de son seul âge.

Peut-on utiliser les 1 067 € médians pour présenter le budget énergétique d’un bien ?

Ce montant peut être présenté comme un repère statistique du quartier, à condition de préciser qu’il s’agit d’un coût énergétique annuel médian estimé. Il ne remplace pas l’estimation propre au logement et ne garantit pas une dépense réelle. Pour une vente ou une location, il faut distinguer cette donnée locale des informations du DPE individuel, tout comme la surface médiane de 60 m² ne décrit pas chaque bien.

Sources officielles

Comparer des devis gratuits