DPE du quartier Sud-Est à Thann : le bâti, les étiquettes et leurs enjeux
Dans le quartier Sud-Est à Thann, les 540 DPE analysés décrivent un parc principalement composé d’appartements, où les classes C et D occupent une place centrale. La faible proportion de logements F et G distingue ce secteur de la ville, sans résumer la situation de chaque bien.

Le dossier énergétique du quartier Sud-Est repose sur 540 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 2 079 DPE à Thann. Ce périmètre permet de décrire les logements diagnostiqués du secteur et de les comparer aux indicateurs disponibles pour la commune. Il ne constitue toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Les résultats font apparaître une présence majoritaire d’appartements, une période de construction dominante située entre 1948 et 1974 et une concentration des étiquettes en C et D. Pour une vente ou une location, ces repères donnent un contexte utile : ils éclairent le positionnement énergétique d’un bien, mais ne remplacent pas l’examen de son propre diagnostic.
Un bâti surtout collectif, marqué par la période 1948-1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Sud-Est) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 3 | 0,6 % |
| B | 19 | 3,5 % |
| C | 232 | 43,0 % |
| D | 219 | 40,6 % |
| E | 58 | 10,7 % |
| F | 5 | 0,9 % |
| G | 4 | 0,7 % |
La période 1948-1974 représente 44,1 % des diagnostics du quartier Sud-Est : c’est la tranche de construction dominante dans les données analysées. Les logements antérieurs à 1948 n’en représentent que 1,3 %, tandis que la part construite avant 1975 atteint 45,4 %. Le secteur se distingue donc nettement du profil ancien observé à l’échelle de Thann, où le bâti d’avant 1948 représente 34,0 % des diagnostics. Les maisons individuelles constituent 18,7 % du parc diagnostiqué du quartier, le reste correspondant à des appartements. Ces éléments décrivent la structure du bâti, sans renseigner directement sur les travaux déjà réalisés. Une période de construction ne permet pas, à elle seule, de déduire l’isolation actuelle, les équipements ou l’étiquette énergétique d’un logement donné.
- 1948-1974 : cette période regroupe 44,1 % des diagnostics du Sud-Est. Elle constitue le principal repère chronologique du quartier, sans représenter à elle seule la majorité des observations.
- Avant 1948 : la part de 1,3 % contraste avec les 34,0 % relevés pour Thann. Le bâti le plus ancien est donc beaucoup moins présent dans l’échantillon du quartier.
- Maisons et appartements : les maisons individuelles représentent 18,7 % des diagnostics. Pour situer un bien, sa typologie reste un élément à examiner en complément de son étiquette.
Les classes C et D structurent les 540 DPE du quartier
La répartition détaillée des diagnostics comprend 3 logements classés A, 19 classés B, 232 classés C, 219 classés D, 58 classés E, 5 classés F et 4 classés G. La classe C est la plus représentée, suivie de près par la classe D. Cette distribution montre que le profil énergétique du Sud-Est ne se résume ni aux meilleures étiquettes ni aux passoires énergétiques. Les classes intermédiaires occupent l’essentiel du paysage observé. Les 58 diagnostics E invitent également à ne pas limiter l’analyse aux seuls F et G. Pour apprécier un logement proposé à la vente ou à la location, il faut donc regarder sa place dans cette répartition et les informations individuelles qui accompagnent son classement.
1,7 % de passoires énergétiques, contre 7,2 % à Thann
Le quartier compte 9 logements classés F ou G, soit 1,7 % des diagnostics analysés, contre 7,2 % pour l’ensemble de Thann. Sur cet indicateur, le Sud-Est présente donc une proportion de passoires énergétiques inférieure à celle de la ville. La consommation médiane va dans le même sens, avec 173 kWh/m²/an dans le quartier, contre 178 kWh/m²/an à l’échelle communale. Cette comparaison ne permet cependant pas de conclure que tous les logements du secteur sont plus performants que ceux du reste de Thann. Les données fournies ne détaillent pas non plus la répartition complète des étiquettes de la ville. Enfin, la différence d’âge du bâti constitue un élément de contexte, mais ne démontre pas à elle seule l’origine des écarts énergétiques.
- Passoires F et G : 1,7 % dans le Sud-Est, contre 7,2 % à Thann. Ce résultat décrit leur fréquence dans les diagnostics analysés, et non la situation de chaque immeuble.
- Consommation médiane : 173 kWh/m²/an dans le quartier, contre 178 kWh/m²/an dans la ville. Il s’agit de médianes, et non de consommations moyennes ou de prévisions individuelles.
- Surface médiane : 74 m² dans le Sud-Est, contre 68 m² à Thann. Cette différence doit rester présente à l’esprit lorsqu’on rapproche les indicateurs de consommation et de coût annuel.
Un coût annuel médian estimé de 1 186 €
Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 186 € dans le Sud-Est, contre 1 151 € pour Thann. Il est donc supérieur à l’indicateur communal, alors que la consommation médiane par mètre carré est légèrement inférieure. Ces deux observations ne sont pas contradictoires : un montant annuel et une consommation rapportée à la surface ne mesurent pas la même chose. La surface médiane est par ailleurs de 74 m² dans le quartier, contre 68 m² dans la ville. Les données ne permettent toutefois pas d’attribuer précisément l’écart de coût à cette différence de surface. Elles ne permettent pas davantage de reconstituer le budget d’un logement particulier en combinant les médianes. Le montant de 1 186 € reste un repère statistique estimé, et non une facture individuelle annoncée.
Vendre ou louer : situer le bien sans généraliser le profil du quartier
Pour vendre dans le Sud-Est, le diagnostic du logement permet de présenter sa situation réelle face à un environnement où 232 DPE sont classés C et 219 classés D. Un bien F ou G appartient à une catégorie peu représentée localement, mais la faible proportion de passoires du quartier ne modifie pas ses propres caractéristiques. Pour louer, la même distinction s’impose entre le contexte du secteur et les informations du bien : étiquette, consommation et estimation énergétique doivent être examinées à son échelle. Les données disponibles ne mesurent ni l’effet du DPE sur la valeur immobilière ni son influence sur la demande locative. Elles servent à préparer une présentation documentée et à identifier les points à expliquer, sans prédire l’issue d’une transaction.
Questions fréquentes
Le quartier Sud-Est est-il plus performant énergétiquement que Thann ?
Les indicateurs disponibles lui sont favorables sur deux points : les passoires F et G représentent 1,7 % des diagnostics, contre 7,2 % dans la ville, et la consommation médiane atteint 173 kWh/m²/an, contre 178 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est en revanche supérieur, à 1 186 € contre 1 151 €. Il faut donc comparer les indicateurs séparément, sans transformer ces résultats en jugement global sur tous les logements.
Quel type de logement domine dans le Sud-Est à Thann ?
Les appartements dominent dans les diagnostics analysés, les maisons individuelles représentant 18,7 % du total. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 44,1 % des observations. Le bâti antérieur à 1948 ne compte que pour 1,3 %, contre 34,0 % à Thann. Ce profil renseigne sur la composition de l’échantillon, mais ne permet pas de connaître l’état d’entretien ou les rénovations de chaque logement.
Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un bien à louer ou à vendre ?
Le montant de 1 186 € peut être cité comme repère annuel médian estimé du quartier, à condition de préciser sa nature. Il ne doit pas être présenté comme le coût propre du logement concerné. La surface médiane de 74 m² et la consommation médiane de 173 kWh/m²/an sont également des indicateurs collectifs. Pour informer sur un bien précis, les résultats de son diagnostic doivent rester distincts de ces statistiques locales.